L'INTERVIEW : THOMAS RIOS - JOUEUR N3
Peux-tu te présenter ?
Bonjour, je m’appelle Thomas Rios, j’ai 26 ans et je suis défenseur au Stade Bordelais.
Comment as-tu débuté le football ?
En allant voir mon grand frère s’entraîner au Haillan. Comme il manquait parfois des joueurs, je participais aux entraînements, mais je n’avais pas encore l’âge d’avoir une licence. Je suis tombé dedans, et après, je ne me suis jamais arrêté de jouer. Mais ce n’était pas gagné, car je viens plutôt d’une famille de handballeurs.
Peux-tu nous raconter ton parcours footballistique ?
J’ai commencé au Haillan à l’âge de 5 ans, puis je suis allé aux Girondins à 7-8 ans. J’y ai fait toute l’école de foot, la préformation et le centre de formation. Après le centre, le coach de l’époque, Alexandre Torres, m’a appelé et j’ai rejoint le Stade à l’âge de 18 ans, alors que l’équipe venait de monter en N2.
Comment se déroule ta vie hors football ?
Je suis étudiant en dernière année de kiné à l’école de Bordeaux.
Comment vis-tu cette saison, en alternant entre la N3 et la R2 ?
J’ai pas mal joué jusqu’à la trêve hivernale, mais depuis la reprise, j’alterne souvent avec la R2. En plus, je me suis blessé à la cheville. C’est un peu frustrant : on aimerait tous être titulaires tous les week-ends, mais il y a pas mal de concurrence en défense, donc le coach fait des choix. J’en ai bénéficié en début de saison, et c’est moins le cas en ce moment. J’essaie donc de rester disponible et prêt pour répondre présent quand on a besoin de moi.
Quand tu joues avec la R2, comment considères-tu ton rôle ? Et qu’est-ce que tu fais pour aider l’équipe ?
Je me considère tout simplement comme un joueur qui descend jouer avec la réserve. J’essaie d’être une plus-value pour eux et de jouer le jeu à fond, car je prends la place d’un joueur qui mérite aussi de jouer après s’être entraîné toute la semaine. J’essaie aussi d’apporter mon expérience des niveaux supérieurs, tout en respectant le style de jeu mis en place, et de donner des conseils aux jeunes joueurs, qui ont déjà beaucoup de qualités.
Tu as vécu plusieurs années au club, pourquoi as-tu choisi d’y rester ?
Pour pas mal de raisons ! Déjà, parce que c’est un club de référence dans la région et qu’il offre depuis des années la possibilité de jouer dans des championnats compétitifs comme la N2 et la N3. Ensuite, par fidélité au club et au président, qui m’ont permis de mener mon double projet avec mes études, qui occupent une place importante dans mon emploi du temps et qui empiètent parfois sur mes disponibilités pour le foot, surtout depuis que je suis en école de kiné. Et enfin, bien sûr, pour jouer avec mes potes, qui sont aussi au club depuis un moment, et avec qui on est toujours contents de se retrouver à chaque entraînement.
Comment utilises-tu ton ancienneté lors des matchs ?
J’utilise mon ancienneté en jouant un rôle dans la communication, mais aussi en étant un soutien pour les autres joueurs.
Comment as-tu vécu ce match ?
C’était très frustrant, parce qu’un coup du sort nous a encore mis en difficulté dès la 2ᵉ minute, nous obligeant à jouer un match très défensif, avec Gaëtan qui est passé gardien de but.
Le rouge en début de match n’a pas aidé. Comment expliques-tu le fait qu’à 10, vous ayez réussi à tenir les Palois ?
Malgré ça, tous les joueurs ont donné le maximum et fait énormément d’efforts pour essayer de ramener au moins un point. On a même eu des occasions pour mener au score, mais malheureusement, ils ont été efficaces sur leur seule opportunité.
Comment vas-tu aborder ce match ?
Comme toute l’équipe, en essayant de faire une grosse semaine d’entraînement et de tout donner pour préparer au mieux le match, afin que ça tourne enfin en notre faveur. On fait de bonnes choses, mais malheureusement, les petits détails jouent souvent contre nous. On y croit !
Au match aller, vous aviez gagné chez eux. Faut-il garder les mêmes ingrédients ?
Je me souviens qu’on avait fait un gros match d’équipe là-bas, avec une grosse performance des 16 joueurs. Il va falloir s’appuyer sur ce qu’on avait bien fait à l’aller, mais aussi sur ce qu’on fait bien aujourd’hui, tout en réglant ces petits détails qui ne nous sourient pas en ce moment. Tout est bon maintenant, avec une correction fluide et naturelle !
Aurélien WALAS